musique et Internet

17 juin 2018

Avis sur Jane's Addiction Strays

10 ans qu'on n'avait plus entendu parler du groupe de Perry Farrell. Les projets parallèles de celui-ci (avec Porno for Pyros) et les escapades Red Hot Chili Pepperiennes du virtuose Dave Navarro (sur le discutable One Hot Minute de 1995) avaient laissé en plan les pourtant géniaux Jane's Addiction. En effet, peu de groupes ont réalisé, durant les années 90, un album aussi abouti et important que Ritual de Lo Habitual (1990) qui déroula le tapis rouge au rock alternatif américain et au "grunge".

Strays est l'évènement rock qui marque le retour de Jane's Addiction.

Jane's Addiction Strays

 et l'évènement tient ses promesses... La voix de Perry Farrell, toujours empruntée à un chat à moitié écrasé mais toujours vivant, vient se cogner sur les riffs du grand Navarro, celui-ci encore victime des effluves des Red Hot sur Wrong Girl. La mécanique Jane's Addiction, pourtant privée d'huile pendant une décennie, parvient à remettre les pendules à l'heure: le retour du rock est ici, et pas chez les groupes en "The" comme on essaie parfois de nous le faire croire... "I always do the wrong thing, but for a very good reason", clame Perry Farrell sur Price I Pay.

Le bonhomme a tout compris, on le savait déjà, mais rien ne vaut une bonne piqûre de rappel tous les 10 ans.

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10 mai 2018

Fear Factory - Concrete

Genre : metal

 Label/Distr.: The All Blacks/Roadrunner/Sony

 Origines : «L'entreprise de la peur» à beau avoir été démantelée, ses émanations continuent d'investir les lieux. En mars dernier le chanteur Burton C Bell claquait la porte de Fear Factory après 12 ans de collaboration, pour cause de divergences plus que par lassitude... Cet album ultime du groupe de Los Angeles revient sur sa genèse, ses 1ers morceaux composés entre 1991 et 1992, ré-enregistrés, transformés, ou intacts et inédits. Des rumeurs parlent cependant d'un album pour début 2003...

 

fear

Ingrédients : que les fans inquiets de tomber sur une pièce fabriquée pour la bonne cause se rassurent. Concrete propose sans doute la partie la plus crue et la plus authentique du quatuor. Avec toutes les qualités propres aux groupes prometteurs, ces morceaux déchargent une énergie authentique et une démence parfaitement contenue. 16 titres lâchés comme des loups affamés dans une auberge métallique, dont l'audience absorbera comme un rare nectar les rudesses colériques. (Acmé)

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02 avril 2018

Avis sur PJ Harvey - White Chalk - fin

Jamais encline à surcharger ses instrumentations, PJ offre ici des compositions sobres (When Under Ether ; Before Departure) s'apparentant le plus souvent à des comptines tantôt terriblement tristes et nostalgiques (Silence ; Dear Darkness ; le très Björkesque Broken Harp), malsainement enjouées (The Devil ; The Piano), ou complètement fantomatiques et hors du temps (Grow Grow Grow ; White Chalk).

pjervey

Cette impression d'intemporalité s'accompagne d'une sensation de fugacité laissant une trace tenace dans l'inconscient, comme le souvenir d'un événement qui n'aurait jamais eu lieu, le tout renforcé par le packaging ultra simpliste du cd, sa très courte durée (32min chrono et aucune chanson au-dessus de 4min!) et bien entendu sa pochette.

Avec White Chalk PJ Harvey crée donc la surprise, elle qui nous a pourtant habitué à se renouveler (dans tous les sens du terme) au gré de ses différents albums.

Bien sûr le relatif dépouillement de ce nouvel effort n'est pas sans rappeler celui de To Bring You My Love, mais d'une façon inexplicablement très lointaine et pour un temps seulement, tant la créativité et la personnalité à part de la miss forment un séduisant mélange capable de nous transporter à une autre époque et presque sur un autre plan temporel, tout en se payant le luxe de n'être jamais anachronique.

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01 mars 2018

Pearl Jam - Binaural

Binaural, sixième opus studio de Pearl Jam, synthètise sans se répéter les trois albums précédents, dans le respect d'une vocation quasi obsessionnelle d'intégrité et d'intransigeance artistique.

  Etonnant parcours que celui de Pearl Jam, ultime survivant de la scène de Seattle, le seul des quatre grands (Nirvana, Soundgarden et Alice in Chains) à avoir survécu à la mort du grunge.

 Mais finies les incroyables envolées de Ten ... Finie la rage désespérée de Vs . Avec Vitalogy, le groupe a brutalement tourné le dos au succès pour se lancer dans l'exploration d'une musique post-punk, aride et authentique, en quête de ses origines. Après avoir égrené diverses approches dans No code et Yield , le groupe semble avoir trouvé ses marques avec ce sixième album, plus homogène et plus structuré.

pearl_jam

 Après les déflagrations successives des trois premiers titres - Breakerfall, God's dice et Evacuation - on retrouve sur Rival , Light Years ou Thin Air , le rock de garage, mid-tempo et moite, que les Pearl Jam pratiquent avec assiduité depuis leur rencontre avec Neil Young.

 Ce recentrage des influences et du style est d'autant plus surprenant que l'écriture s'est, elle, redistribuée entre les membres du groupe. Stone Gossard (guitare) appose sa signature au bas de quatre titres, Jeff Ament (basse) peut en revendiquer trois, dont Nothing as it Seems, ballade sombre et envoûtante, empreinte de l'émotion des débuts.

La valse des batteurs continue. Matt Cameron (ex -Soundgarden), reprend sa place après dix ans d'absence tandis que Tchad Blake se retrouve aux commandes de la production.

 

Binaural semble marquer l'aboutissement d'une tentative visant à canaliser l'inspiration brutale, le déchaînement créatif et le succès mal vécu des trois premiers albums. A l' Eddie Vedder de State of Love and Trust qui implorait « Help me from Myself » semblent répondre presque dix ans plus tard, avec la marque du temps et de l'expérience, les paroles de Grievance: « You don't give blood ... then take it back again ».

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01 février 2018

Avis sur PJ Harvey - White Chalk

Un caméléon. Lorsqu'on jette un coup d'oeil aux différents looks arborés par PJ Harvey aux cours de ses (déjà !) 15 ans de carrière, voilà ce qu'on se dit : un caméléon. Bien sûr, les apparences restent des apparences mais l'écoute des six précédents albums de la demoiselle confirme cette impression tant on est baladé, des profondeurs glaciales et minimalistes de To Bring You My Love au rock post-punk de Dry et Uh Huh Her.

Pour ce septième album, intitulé White Chalk, nouveau look vieille Angleterre et nouvelle direction musicale qui colle au costume. En effet Miss Polly Jane s'est, cette fois, forcée à

construire ses compositions au piano et autres claviers vieillots (moog, mellotron, optigan), fait inédit en ce qui la concerne. Cette nouvelle base instrumentale présente l'intérêt de permettre à la chanteuse anglaise d'explorer des territoires jusque-là inexplorés par elle, et qui surtout l'amène à modifier plus ou moins sa manière de chanter (quitte à forcer un peu, comme sur To Talk To You et The Mountain) afin de mieux accompagner ce piano, qui pourtant sait se faire on ne peut plus discret, et qui de plus est majoritairement utilisé comme une percussion.

Minimaliste, mélancolique, un album très efficace qui me permet de découvrir P.J. Harvey et d'être complètement envouté par son charme et son talent.

à suivre ...

 

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01 décembre 2017

avis sur Puscifer - V for Vagina

Vous connaissez Tool. Vous connaissez A Perfect Circle.

Alors laissez ces références de côté, pour découvrir comme il se doit le nouveau projet du chanteur de ces deux groupes, j'ai nommé le définitivement barré Maynard James Keenan. Cet extra-terrestre, surdoué du chant, nous invite ici vers des contrées très différentes de l'illumination chamanique toolienne et du plus accessible cercle parfait. Puscifer, mélange de Pussy et de Lucifer ? Oui, mesdames, messieurs. Oui. Maynard ouvre son âme chaotique et nous la livre comme Faust jadis la servait à Méphistophélès.

Le titre de l'album, V for Vagina annonce la couleur, ou la chaleur de cet opus entre transe dévote et luxure. MJK ne pousse pas sa voix, il n'a plus rien à prouver sur la puissance et la beauté de celle-ci. Il parle, il cadence, doucement, sexuellement, en taquinant, en souriant. Il balance sa sauce chaude, faite de sarcasmes, de satires, de fantasmes et d'humour noir. Plus électro que ce qu'on aurait pu imaginer de lui, on sent un fond de Tricky (qui est un proche de Tool), en plus racoleur et plus espiègle. Mais ça n'a rien de très étonnant quand on sait que Alan Moulder, Danny Lohner (ex Nine Inch Nails) et Lustmord ont travaillé avec ce fou furieux qui serait bien foutu de transformer la camisole de force en sex toy. Les rondeurs de la déesse cornues qui représente Puscifer portent en elles l'essence de cet album : chaloupé, rouge en Diable, badigeonné de souffre. On découvre plus en profondeur ce qui se cache dans la boite crânienne de ce Joker protéiforme.


Ne coupez pas aux bonus qui entourent cet opus. Le titre Cuntry Boner, qui n'est autre qu'un pamphlet dirigé vers les icônes Country américaine : MJK fucks Dolly Parton, Willy Nelson et Elvis Presley avec un détachement et une arrogance magnifique, un grand sourire sur le visage et un Stetson vissé sur la tête. Jetez un oeil aussi sur le clip du titre Queen B, où l'esprit de Maynard est synthétisé en un jeu d'échec à grandeur d'homme et où il est démultiplié en chaque pion... Un fou, je vous dis.

En bref, Puscifer est un projet qui nous vient d'ailleurs, mais qui fait énormément de bien. Keenan est comme à son habitude, décontracté, unique et énervant de qualités artistiques. Jetez vous sans hésiter sur ce bijou.

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10 octobre 2017

nouvelles de Radiohead

Qu'on se le dise, Radiohead est de retour. Un 7ème album sous le bras et une grosse polémique.

Lundi 1er octobre 2007, Jonny Greenwood poste un message sur le site officiel du groupe : «
Well, the new album is finished, and it's coming out in 10 days. We've called it In Rainbows. » surprise générale, cataclisme, panique chez les fans ... Aucune rumeur n'avait filtré jusqu'alors. Le groupe ajoute un lien vers un site où l'on peut commander l'album directement, l'album est en auto-production ... On vous propose deux formules au choix, soit l'album en téléchargement (en 160kb/s) pour le prix que vous désirez (!!!) ou un Discbox contenant : l'album en CD, en double vinyle plus un 2eme CD contenant des titres bonus ... pour la modique somme de 60€ ... Le groupe a décidé de faire ça pour faire la nique à sa maison de disques (EMI)...

Maison de disques qui finalement s'accorde avec le groupe afin de pouvoir tout de même sortir le dit album d'une manière traditionnelle...

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19 août 2017

Album The Chronic de Dr. Dre - fin

En seulement trois singles parus entre 1992 et 1993, The Chronic va enterrer Public Enemy et les groupes de la East Coast (qui verra néanmoins apparaître de nombreuses pointures dans les années 90) pour imposer le Gangsta Rap comme un style mainstream.

Non content de sortir un album révolutionnaire, Dr. Dre joue également les dénicheurs de talents. Snoop Dogg alors inconnu du grand public, vient poser son flow nasillard et traînant sur la majorité des titres et lance définitivement sa carrière tandis que Warren G., Daz Dillinger ou encore Nate Dogg y font des apparitions remarquées.

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Bref, The Chronic est un album incontournable qui se bonifie avec le temps et procure le même plaisir à chaque nouvelle écoute. Il suffit d’écouter n’importe lequel des trois singles de l’album pour comprendre à quel point Dr. Dre laissera à jamais une empreinte indélébile dans le Hip Hop.

(même si son morceau tubesque reste "still" https://www.youtube.com/watch?v=_CL6n0FJZpk

- Tracklist :

1. The Chronic (Intro)
2. Fuck Wit’ Dre Day (and Everybody’s Celebratin’)
3. Let Me Ride
4. The Day the Niggaz Took Over
5. Nuthin’ but a « G » Thang
6. Deeez Nuuuts
7. Lil’ Ghetto Boy
8. A Nigga Witta Gun
9. Rat-Tat-Tat-Tat
10. The $20 Sack Pyramid
11. Lyrical Gangbang
12. High Powered
13. The Doctor’s Office
14. Standed on Death Row
15. The Roach (The Chronic Outro)
16. Bitches Ain’t Shit (Bonus)

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10 juin 2017

RAP : Dr. Dre – The Chronic

1992, Los Angeles est l’épicentre d’un tremblement de terre de magnitude 9 sur l’échelle de Richter, un séisme tellement puissant qu’il a touché tous les Etats Unis et une bonne partie du monde. Son nom : The Chronic ; sa cause : Dr. Dre.

Un an après le split de N.W.A. et son divorce consommé avec Ruthless Records, Dr. Dre se remet en selle avec son premier album solo sur Death Row Records. Et autant dire que Dre n’a pas raté ses débuts en solo en réalisant tout simplement l’album le plus influent du Hip Hop des années 90 et l’un des meilleurs de tous les temps.

rap

En sortant The Chronic, il ne réalise pas simplement un excellent album de Hip Hop mais surtout une manière nouvelle de concevoir son art. Beats plus lents, instrus funkys tirées des classiques du P-Funk (Parliament/Funkadelic en tête), ambiances de fêtes californiennes au bord d’une piscine ou sur une plage ensoleillée, le G-Funk était né. Dr. Dre ouvre ainsi une brèche énorme dans laquelle vont très vite s’engouffrer de nombreux rappeurs (Snoop Dogg, Tupac, Luniz, …) et dont l’influence va se faire ressentir jusqu’en France (Alliance Ethnik pour ne citer qu’eux).

 

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28 décembre 2016

hard-core beatdown : NASTY

pour ceux qui aiment les riffs lourds et interminables voici une dose de HXC beatdown avec NASTY

NASTY - Declaring War Redux 2012

 

 

 

 

 

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