musique et Internet

09 août 2019

Biographie de THE RED HOT CHILI PEPPERS

Formes a Los Angeles en 1983 sur les restes d'un groupe garage, Anthem, autour d'Anthony Kiedis (chant) et de Flea (ne Michael Balzary, bassiste virtuose), les Red Hot (comme on dit en France) connurent un certain nombre de changements de personnel, avant de se stabiliser avec Jack Irons (batteur) et Hillel Slovak (guitariste).

Celebres pour leur energie folle et leur propension a jouer les acrobates (Kiedis) et a se deshabiller sur scene (Flea et Slovak), ils seront en avance sur leur temps de plusieurs annees, inventant la fusion punk-funk-rap-metal et influencant bon nombre de groupes tels Living Colour, Faith No More ou RATM.

Leur premier album, produit par Andy Gill (Gang Of Four), n'arrivera pas vraiment a reproduire le son scenique du groupe. Le second, "Freaky Styley", realise en 1985 par la legende vivante du funk, George Clinton, fait appel a Maceo Parker et Fred Wesley (cuivres de James Brown) et voit Kiedis commencer a rapper. "Uplift Mofo Party Plan" (1987) continue dans cette voie (avec une reprise rap du "Subterranean Homesick Blues" de Dylan !), en integrant des elements de psychedelisme…

En 1988, Hillel Slovak meurt d'une overdose et Jack Irons quitte le groupe, qui est alors rejoint par John Frusciante (guitare) et Chad Smith (batterie). Cette formation obtient enfin un certain succes avec "Mother's Milk", certifie disque d'or en 1989, qui contient une reprise du "Fire" d'Hendrix (une de leurs grosses influences) et une autre du "Higher Ground" de Stevie Wonder. "Blood Sugar Sex Magik" (1991), leur premier album pour Warner, cartonne et fait d'eux des stars : deux millions d'exemplaires vendus, avec le hit "Under The Bridge" (morceau tres hendrixien).

En 1992 Frusciante quitte le groupe, remplace par Arik Marshall, qui cede sa place a Jesse Tobias l'annee suivante, lui-meme remplace deux mois plus tard (!) par Dave Navarro, ex-guitariste du seminal Jane's Addiction.

"One Hot Minute", souvent repousse, parait en 1995. Bien qu'il soit egalement produit par Rick Rubin, qu'il soit certifie platine et passe un an dans les charts, cet album ne reussit pas a faire oublier son predecesseur. Les Chili Peppers (comme on dit en Amerique) tournent pendant toute l'annee 1996.

A l'issue de cette tournee mouvementee et harassante, Flea rejoint Navarro dans une ‘reincarnation' de Jane's Addiction a l'automne 1997, pour une nouvelle tournee qui epuise totalement le guitariste. Navarro refuse de tourner a nouveau avec RHCP, et quitte finalement le groupe le 3 avril 1998 pour travailler a son projet solo, Spread. On assiste alors au retour de John Frusciante qui redonne a la formation un son caracteristique sur le nouvel album produit par le fidele Rick Rubin, "Californication" (sorti le 4 juin 1999). Album de la maturite (les garcons commencent vaguement a se calmer), celui-ci contient les hits "Scar Tissue", "Around The World" et "Otherside", et sera de nouveau un enorme succes.

 

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20 juillet 2019

Killswitch Engage

Killswitch Engage est un groupe de métal américain, qui a fait son apparition en 1999. Originaire du Massachusetts, la formation est née de la réunion des membres de différents groupes sous l'impulsion du bassiste Mike D'Antonio (ex Overcast). Il est rejoint à la guitare par Adam Dutkiewitz et Joel Stroetzel (ancien batteur et guitariste de Aftershock), par le chanteur Jesse Leach (ex Corin et Nothing Stays Gold) et le batteur Tom Gomes. Le groupe de métal entame sa carrière musicale en assurant la première partie de la tournée de In Flames

En 2000, Killswitch Engage sort son premier album, au titre éponyme. L'année suivante, ils signent sur le prestigieux label Roadrunner et planchent déjà sur leur second opus. Alive Or Just Breathing arrive dans les bacs en 2002, accompagné d'une longue tournée internationale. 2 ans plus tard, Killswitch Engage revient avec l'album The End of Heartache.

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15 juin 2019

Biographie de The Doors

Etudiants de cinéma à l'UCLA de Los Angeles, Ray Manzarek, pianiste féru de classique et de blues, et Jim Morrison, poète à l'origine peu intéressé par la musique (qui deviendra chanteur par la force des choses) forment The Doors en 1965. Ils sont rejoints par le batteur de jazz John Densmore, rencontré par Ray aux séances de méditations transcendantales du Maharishi (toute une époque) puis par le jeune guitariste Robby Krieger, lui aussi adepte de mélanges classiques et blues.

La force du groupe réside dans cet éclectisme musical, son format original (prédominance de l'orgue, absence de bassiste, la partie de basse étant jouée par Ray de la main gauche sur un clavier spécial) et, bien évidemment, les textes, la voix et l'attitude générale de Jim Morrison. Celui-ci, beau gosse provocateur, deviendra l'une des plus grosses rock stars (au propre comme au figuré…) des années 60.

En 1966, les Doors signent avec Elektra et publient leur premier album, un classique, qui contient Light My Fire, énorme hit en 1967, mais aussi le provocateur The End, au parfum de sang, d'inceste et d'encens oriental…Le second album, Strange Days, se situe dans la veine du précédent, avec l'épique When The Music's Over, un autre de ces titres très longs, ouverts aux improvisations qui deviendront la marque de fabrique des Doors sur scène.Pour son troisième album, Waiting For The Sun, paru en 1968, le groupe fait encore appel (pour la dernière fois) à d'anciens morceaux comme Hello I Love You (nouveau hit). Sur le suivant, The Soft Parade, les Doors expérimentent avec des cuivres et des cordes sous la conduite de Krieger, pour un album globalement décevant (mais Touch Me deviendra encore un hit…).

En 1969, un incident va quasiment couler le groupe. Lors d'un concert à Miami, Morrison est arrêté pour ‘conduite indécente'. Le procès durera une éternité (véritable affrontement symbolique entre l'Amérique puritaine et conservatrice et la ‘nouvelle génération') et la menace de plusieurs années de prison planera longtemps sur le chanteur.Malgré ces mauvaises vibrations, le groupe renoue avec l'inspiration et publiera encore deux chefs-d'œuvre. Morrison Hotel, en 1970, marque un net retour au blues et à un son plus dur (Roadhouse Blues, Land Ho !, Maggie M'Gill), même si de sublimes ballades offrent un agréable contraste (Blue Sunday, The Spy, Queen Of The Highway). Jim Morrison a grossi, s'est laissé pousser la barbe, il est alcoolique, rien ne va plus vraiment dans le groupe abandonné par Paul Rothchild, son producteur historique. Pourtant, les Doors publient en 1971 ce qui est peut-être leur meilleur album, LA Woman. Celui-ci contient les classiques Riders On The Storm et LA Woman, mais aussi des perles comme Hyancinth House ou L'America (écrit pour le film Zabriskie Point, mais non utilisé par Antonioni).Peu après, Morrison quitte ses amis (définitivement ? On ne le saura jamais…) et s'envole pour Paris, une ville qui le fait rêver et où il pense pouvoir échapper au statut de rock star et devenir poète (il a également beaucoup de projets au cinéma qui ne verront jamais le jour). Mais ses démons le rattrapent et il y meurt le 3 juillet 1971 dans des circonstances restées mystérieuses.

Les Doors tentent de continuer sans lui, publient deux albums oubliables (et oubliés) et, après avoir envisagé un remplaçant (Iggy !), raccrochent.Pas définitivement : en 1978, récupérant une bande où Jim lit ses poèmes, ils y ajoutent une musique et publient An American Prayer. Depuis, ils vivent tous trois en exploitant leur patrimoine : publication d'inédits divers, de lives, de livres, reformations ponctuelles avec des chanteurs minables, etc. Tant que le public achète, ils fournissent. Pas de problème, ils en ont plein les tiroirs.

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04 mai 2019

Album The Bravery - The Bravery

on dit souvent que la musique des décennies 70 et 80 n'est plus bonne qu'à être étiquetée comme telle, sans âme réelle et définitive. Pourtant, certains jeunes groupes se sont récemment attelés à remettre ces années au goût du jour, si bien qu'on se croirait presque revenu au temps où les styles punk et garage se mêlaient à de l'électronique basique. C'est sur cette impulsion que The Bravery nous livre son premier album, un disque élaboré dans une petite chambre de la banlieue de New York à l'aide d'un très vieil ordinateur.

The Bravery surfe sur la vague post-punk sans pour autant innover, mais l'opus du groupe arbore un intérêt certain, avec ses 11 morceaux qui replongent l'auditeur dans la nostalgie d'une époque entière !

Entre électro-pop à l'ancienne (An Honest Mistake) et sonorités plus actuelles (Fearless), Sam Endicott et ses quatre collègues font preuve d'un talent évident pour nous rappeler, par exemple, le fonctionnement de vieux instruments ayant participé à l'avènement de l'électronique. Les chansons sont brutes, l'énergie est bien présente, le tout s'écoute avec bonheur

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27 mars 2019

avis sur System of a Down - Toxicity

System of a Down s'est formé en 1995 sur les cendres du groupe Soil. 2 ans plus tard, les Californiens se font remarquer par Rick Rubin qui les fait signer sur une filiale de Columbia Records. Suit un 1er album éponyme dont le succès leur permet de participer à l'édition 98 du festival Ozzfest. Les voici de retour avec un 2ème opus extrêmement attendu et produit entre autres par Rick Rubin (AC/DC, Black Crowes, Beastie Boys).

Avec Toxicity, System of a Down ne déçoit pas tous les espoirs que l'on avait placés en eux. Evitant de tomber dans un rap métal à la Limp Bizkit (formule pourtant en vogue outre-Atlantique), la formation délivre au contraire des compositions plus orientées rock dégageant une intensité peu commune.

Autant dire que ça matraque sec à grand renfort de guitares saturées, batterie déchaînée, changements de rythmes surprenants et chant rageur, le tout mixé par Andy Wallace

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11 février 2019

Biographie de Bad Religion

Le groupe punk pop rock alternatif Bad Religion se forme dans les banlieues nord de Los Angeles aux Etats-Unis en 1980. Il se compose de Brett Gurewitz (guitare), de Greg Graffin (chant), de Jay Bentley (basse) et de Jay Ziskrout. Le guitariste fonde son propre label Epitaph pour sortir les disques du groupe. Avant la sortie du premier album Into The Unknown en 1983, Pete Finestone remplace Jay Ziskrout. Le line up se modifie à nouveau par la suite avec l'arrivée du bassiste Paul Dedona et du batteur Davy Goldman. Finalement, en 1984, il ne reste plus que Greg Graffin de la formation initiale. Bad Religion sort alors son deuxième album Back To The Unknown plus punk. Trois ans plus tard, le groupe se compose de Brett Gurewitz, Greg Graffin, Jay Ziskrout, Greg Hetson (guitare) et Pete Finestone (batterie).

Il sort Suffer en 1988 qui le propulse à la tête de la scène punk / hardcore américaine. Suivent les albums No Control (1989) et Against The Grain (1990). En 1993, Bad Religion signe Recipe for Hate réédité sur le label Atlantic Records. L'année suivante, il enregistre Stranger Than Fiction. Brett Gurewitz prend alors du recul pour se consacer à son label Epitaph et au succès de ses poulains Offspring. En 96, Bad Religion revient avec The Gray Race. Suivent, Substance en 98 et New America deux ans plus tard.

 Bad Religion sort un nouvel album.

Actuellement en studio où ils travaillent sur de nouvelles compositions, les Bad Religion ont déclaré que la sortie de leur nouveau disque prévue pour octobre prochain, serait un événement car cet opus marque le retour du guitariste Bret Gurewitz membre originel du groupe punk rock qu'il avait quitté en 1996. Pour l'anecdote, c'est lui qui a créé le label Epitaph spécialement pour les Bad Religion. Depuis, Epithaph est devenu l'un des plus grands label indépendant du monde en révélant des artistes comme The Offspring, Pennywise ou encore NOFX. Alors chapeau bas.

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03 janvier 2019

Avis sur Soulfly - Remixes & Live

Tête pensante échappée de Sepultura, Max Cavalera sortait l'an dernier aux côtés d'une bande d'allumés notoires le premier album de Soulfly. Remarquable et remarqué, il ressort aujourd'hui enrichi d'un second volume de remixes et de live.

Déjà riche en collaborations artistiques dans sa version originale (au hasard: DJ Lethal sur "Bleed" et "Quilombo", Dino Cazares et Burton C. Bell (Fear Factory) sur "Eye For An Eye", Eric Bobo (Cypress Hill) sur "Umbabarauma", Chino Moreno (Deftones) sur "First Commandement"...), l'album prend encore de la hauteur grâce à cette relecture hallucinante.

Le travail expérimental de Soulfly, notamment au niveau des percus, est pleinement récompensé. Passés à la moulinette des Rootsman, de Junckie XL ou, mieux encore, de Josh Abraham, les titres gagnent en finesse et en relief ce qu'ils perdent en intransigeance hardcore. Pour le meilleur diront les amateurs de digressions soniques; pour le pire se lamenteront les puristes.

Restera pour convaincre les irréductibles du bien-fondé de cette galette, une poignée de titres enregistrés live au Festival de Roskilde (Danemark) le 25 juin dernier. Ceux qui ont fait le déplacement comprendront.

Mais comme rien ne vaut une petite écoute,nous avons sélectionné deux titres à écouter en intégralité.

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15 octobre 2018

Machine Head - Hellalive

Genre : metal

 Label/Distr.: The All Blacks BV/Roadrunner

machine

Pour fêter ses 10 ans, Machine Head a décidé de sortir cet album live. Il a choisi de proposer sa performance à la Brixton Academy de Londres enregistrée en 2001 sur la tournée Supercharger. La production est assurée par le groupe. Le mixage est laissé au spécialiste Colin Richardson (Fear Factory, Napalm Death, Five Pointe O), déjà présent par le passé sur plusieurs albums du groupe.

 Machine Head démontre avec cet album toutes ses qualités de groupe de scène. Le chant est puissant et ne connaît aucune faiblesse. Les rythmiques de guitares sont carrées. La batterie et la basse assomment brillamment le tout! Piochant dans tous ses albums, des titres None But My Own à Bulldozer en passant par The Blood, The Sweat, The Tears et Ten Ton Hammer, Machine Head livre un set massif au son impressionnant. Un album indispensable pour les fans!

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29 août 2018

Metallica - St. Anger

Genre : garage metal

 Label/Distr.: Metallica/Universal Music

 Origines : 20 ans après son 1er album coup de poing Kill 'Em All, Metallica revient avec un 7ème album studio enregistré sans son bassiste Jason Newsted. Le producteur Bob Rock a pris sa place lors de l'enregistrement et c'est Robert Trujillo (Suicidal Tendencies) qui accompagnera le groupe en tournée...

 

metallica

Ingrédients : après Load et Reload qui avait pu dérouter les fans de la 1ère heure, Metallica revient avec St. Anger à un son plus brut et rageur et à des morceaux plus longs (plus de 6 minutes en moyenne). James Hetfield mène le groupe de main de maître à coup de riffs béton, de variations de rythmes et de chant furieux. Lars Ulrich s'en donne à coeur joie avec la puissance qui le caractérise. Au final, St. Anger sonne le réveil de la bête!

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17 juillet 2018

Faith No More

Le groupe métal alternatif Faith No More est fondé en 1982 à San Francisco aux Etats-Unis. Il enregistre en 1985 un premier album We Care a Lot avec à sa tête le guitariste Jim Martin et le chanteur Chuck Mosley.

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Deux ans plus tard, Faith No More signe son deuxième album Introduce Yourself où se mêlent rap et métal. En 1988, le groupe vire Chuck Mosley et le remplace par Mike Patton qui officie sur l'album suivant The Real Thing emmené par le titre Epic. La nototriété de Faith No More explose avec l'album Angel Dust sorti en 1992.

La tension monte entre Jim Martin et le reste de la formation: des parties de guitare auraient été supprimées du mixage final de l'album. Jim Martin est renvoyé et remplacé par le guitariste de Mr Bungle, Trey Spruance, un pote de Mike Patton. Faith No More enregistre King for a Day, Fool for a Lifetime (1995). Sur la tournée, Trey Spruance est remplacé par Dean Mentia qui cède finalement sa place à Jon Hudson. Ce dernier participe à l'enregistrement de Album of the Year en 1997.

L'année suivante, le groupe annonce sa séparation. Mike Patton forme Fantomas avec Buzz Osbourne des Melvins, Trevor Dunn de Mr Bungle et Dave Lombardo, ex Slayer. Un album rétrospectif Who Cares a Lot paraît fin 1998.

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