Fin d'année rock un peu terne musicalement parlant, faut dire qu'après Radiohead, y'a plus grand chose à dire.

Et pourtant, quelques pépites apparaissent de ci de là. Powersolo avait tout pour attirer mon attention: originaire d'Arhus, au Danemark, comme St Lars, arborant de joyeuses rouflaquettes Brianjonesque et déboulant avec une pochette au jaune d'oeuf vivifiant. Le parfait petit déj' sonore pour cette fin d'année de merde, il faut le dire: - 5°C tous les matins et paye ta couche de verglas, y'a de quoi être furax.

Mais quand vous mettez Powersolo dans l'autoradio, plus besoin de gratter le pare-brise ! Voilà enfin un groupe à l'acidité corrosive, du bon vieux garage punk qui défouraille et comme on en fait plus tant que ça. Les frangins Jeppesen sont les dignes héritiers de Jon Spencer, des Hives et, bien avant, d'Iggy.

Egg est un album qui se savoure à la coque, au plat ou mimosa mais toujours avec moult transpiration et de préférence dans les premiers rangs d'une salle enfumée. Powersolo ou le trio de la mort qui tue, un groupe qui triture le son, qui le fouille, le sature, le dépouille et qui fait subir la même chose à son auditoire. L'affaire est à suivre de très près mes amis, la rumeur grandit, le son s'amplifie. On tient là the next big thing.

Jingle balls !