Deux ans après un très remarqué Building An Empire, Demians remet le couvert. Deux années chargées, où le groupe a navigué aux côtés de grands noms, tels que Oceansize, Jonathan Davis, Ministry, Porcupine Tree et Anathema. Demians a fait voyager sa musique à travers l'Europe. La formation a évolué, soufflé, respiré, pour un travail de décantation méticuleux.

Mute sort le 28 juin, et annonce une nouvelle ère pour Demians. Plus brut, moins fragile, dévoilant ses influences tout en affirmant son propre son, recherché et intelligent. Nicolas Chapel, nous offre donc un nouvel opus composé de 9 titres, 9 univers et autant d'explorations. Un vrai travail de dentellier, précis, brodé d'or et de perles.

MUTE

« Swing Of The Airwaves » ouvre la danse. Morceau massif et planant, l'ombre de Devin Townsend rode. « Feel Alive » suit, sans ambages. Les riffs sont percutants, alliés à une puissance et à une efficacité libératrices. Headbang assuré. Quasi anthropologie . Puis le frisson arrive tant la finesse de « Porcelain » et son son parfait poussent à  l'évasion. Jusque dans le final, qui ne manquera pas de rappeler les très grandes heures de Oceansize. « Black Over Gold » casse le rythme. On se recentre au coeur d'une ballade toute en crescendo. Les cordes ramenées au premier plan, « Overhead » est une fresque gitane très proche de « Cemetery » de Silverchair, enlevée et inspirée. On saute d'une falaise pour s'envoler et planer. La chute est sans filet, on aimerait ne jamais atterrir. Et quand on touche le sol, « Tidal » nous fait reprendre la course. Demians crache un refrain catchy, surligné d'un chant habile, savant.