1992, Los Angeles est l’épicentre d’un tremblement de terre de magnitude 9 sur l’échelle de Richter, un séisme tellement puissant qu’il a touché tous les Etats Unis et une bonne partie du monde. Son nom : The Chronic ; sa cause : Dr. Dre.

Un an après le split de N.W.A. et son divorce consommé avec Ruthless Records, Dr. Dre se remet en selle avec son premier album solo sur Death Row Records. Et autant dire que Dre n’a pas raté ses débuts en solo en réalisant tout simplement l’album le plus influent du Hip Hop des années 90 et l’un des meilleurs de tous les temps.

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En sortant The Chronic, il ne réalise pas simplement un excellent album de Hip Hop mais surtout une manière nouvelle de concevoir son art. Beats plus lents, instrus funkys tirées des classiques du P-Funk (Parliament/Funkadelic en tête), ambiances de fêtes californiennes au bord d’une piscine ou sur une plage ensoleillée, le G-Funk était né. Dr. Dre ouvre ainsi une brèche énorme dans laquelle vont très vite s’engouffrer de nombreux rappeurs (Snoop Dogg, Tupac, Luniz, …) et dont l’influence va se faire ressentir jusqu’en France (Alliance Ethnik pour ne citer qu’eux).