on dit souvent que la musique des décennies 70 et 80 n'est plus bonne qu'à être étiquetée comme telle, sans âme réelle et définitive. Pourtant, certains jeunes groupes se sont récemment attelés à remettre ces années au goût du jour, si bien qu'on se croirait presque revenu au temps où les styles punk et garage se mêlaient à de l'électronique basique. C'est sur cette impulsion que The Bravery nous livre son premier album, un disque élaboré dans une petite chambre de la banlieue de New York à l'aide d'un très vieil ordinateur.

The Bravery surfe sur la vague post-punk sans pour autant innover, mais l'opus du groupe arbore un intérêt certain, avec ses 11 morceaux qui replongent l'auditeur dans la nostalgie d'une époque entière !

Entre électro-pop à l'ancienne (An Honest Mistake) et sonorités plus actuelles (Fearless), Sam Endicott et ses quatre collègues font preuve d'un talent évident pour nous rappeler, par exemple, le fonctionnement de vieux instruments ayant participé à l'avènement de l'électronique. Les chansons sont brutes, l'énergie est bien présente, le tout s'écoute avec bonheur