sonic

Sonic Youth chez les indépendants : oui, le groupe ne sort plus ses disques chez Geffen, label affilié à Universal, major chez qui sont d’ailleurs plein d’artistes sympa : Cure, U2, PJ Harvey, Yeah Yeah Yeahs, etc. Mais dites-moi, qui sincèrement les trouvait jusque là victimes ou coupable de manque d’indépendance ? Depuis plus de vingt cinq ans le combo new yorkais n’en a jamais fait qu’à sa tête, et avec bonheur... et signer sur une major n’y a rien changé.

C’est d’ailleurs ce qu’avait constaté un fan du groupe quand il dut trancher pour l’avenir de sa propre formation : rester chez l’indé Sub Pop ou rejoindre, justement, Geffen. Il s’appelait Kurt Cobain et se dit que si Sonic Youth avait réussi à garder son identité en allant chez "l’ennemi", Nirvana pouvait bien en faire de même. On ne réécrira pas l’hsitoire en ce disant que s’il avait choisi de rester sur un petit label, le groupe de Seattle aurait peut être connu une carrière plus confidentielle, et que Kurt aurait peut être quarante ans aujourd’hui et sortirait encore des disque. Les membre de la jeunesse sonique ont la cinquantaine, et n’ont pas leur pareil pour faire parler les guitares, les faire saturer, entreméler les notes et les grincements dans un son qui est reconnaissable entre mille.

Et le paradoxe est que Sonic Youth, qui déçoit peu ou pas que ce soit en concert ou sur disque, ne sort pas un album particulièrement remarquable. C’est un album comme le groupe a toujours su en produire : énergique et distordu, qui prend naturellement place dans la discographie de Sonic Youth, impeccacle sur la longue durée, sans être pour autant un sommet comme peut l’être "Dirty" et ses mélodies accrocheuses. Mais si vous y tenez vraiment, vous pouvez quand même l’écouter en vous disant qu’il est meilleur que le précédent juste parce qu’il est étiqueté Matador...